• J'ai eu envie de réagir à deux textes récents marquant à quel point nous avons, quant à l'école. besoin de renouveler le regard et la détermination.

     

    Désirs d'école

                                                             M83 Source : cidehom.com/

     

    Le dernier quart de siècle a été ravageur. Nous sommes, à un stade suivant de la spirale historique, dans une situation comparable à celle qui indigna le geste des pionniers d'une alternative éducative.

    Déjà s'entendre sur ce constat, ce que les réactionnaires de tous poils ne peuvent admettre. En attendant une improbable conversion des clercs et des querelleurs à la pensée critique, la possibilité d'action, hors de rares ilots, reste elle-même aléatoire. 

    Des indices encourageants se lisent toutefois dans une prise de conscience augmentée des effets de la mutation en cours. N'était la procrastination qui s'y attache (car "il est toujours urgent" de constater ce qu'on sait déjà), ils peuvent laisser présager l'émergence d'une force d'ouverture.

    ***

    Puisque nous sommes invités…

    - par la Commission Éducation de Nuit Debout Paris, le 65 mars (4 mai 2016)

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    - par les auteurs du Manifeste pour une tout autre école (2015-16)

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    et même implicitement par ceux qui appelleraient au débat, pour la forme (pour le fun), mais aujourd'hui ne le souhaitent pas, pour les faits, et dont nous espérons une autre attitude,

    travaillons.

    J'ai eu envie de prendre quelques notes immédiates, nonobstant les travaux antérieurs depuis plus de quatre décennies :analyses, actions, publications, études et autres pensées passées.

    Ainsi

    Un espace démocratique d'échanges et de débats sur la question scolaire ? Inespéré ! Car nous voulons encore y croire...

    Nous avons maintes fois rêvé d'un débat sans trêve, qui est le corps même de l'effort démocratique, et que favorisent grandement les techniques actuelles de communication.

    C'est possible : pour autant, que d'oppositions, de barrières, de verrous. Que de débats avortés avant d'avoir pris corps. Au bout du compte, quel manquement.

    La première tâche, comme devant, et rarement, est donc de chercher à "libérer la parole". Pourvu qu'elle ne soit pas futile, déversoir d'opinion, logorrhée académique.

    Peut-être pouvons-nous espérer en de nouvelles opportunités en ce sens ? Un peu d'air frais, en effet, du côté de la réflexion sur l'éducation scolaire. Nuit Debout à Paris, Tout autre école en Belgique.

     

    Un espace

    Plus que des signes, ce sont des ouvertures. Sur le fond, elles ne sont pas localisées, mais nous concernent tous du fait de leur détermination. Car la question scolaire souffre paradoxalement de l'absence de débat renouvelé. Elle est prise dans un double processus de dissémination pratique, et d'épuisement théorique.

    Une des raisons du blocage éducationnel est la persistance du travail d'encadrement de la pensée par les organisations dédiées : le maillage des institutions bien-pensantes, l’extraordinaire déperdition discursive et publicitaire qu'elles alimentent sans cesse, en lieu et place d’ancrages résolus, d'articulations théoriques et pratiques, le barrage opposé à toute pensée externe, concourent à perpétuer un ordre fait de l’équilibre entre la gouvernance et son opposition consacrée.

    Au-delà du frémissement, le mascaret ? Ce qui peut arriver à un tel mouvement : la déperdition du message, l'indifférence , la "sourde oreille", la relativisation, ou encore les tentatives de récupération. Il lui faut affirmer une autonomie dans la nouveauté et une originalité – car il y en a une d'intention.

    Quelques signes actuels marquant une volonté de renouer avec une autre visée éducative que celle qui nous est imposée à travers les systèmes scolaires et formatifs déboucheront-ils sur une vision et une visée renouvelées ?

    Nous le souhaitons, mais il faudra pour cela faire le deuil d'une doxa inepte, épandue par les clercs, c'est à dire tracer un chemin commun.

     

    Et aussi

    Pour ma part, je ne crois pas qu’il soit de saison de pinailler sur ces textes ou de les rapporter à quelque objection sur les termes. Ils sont ce qu’il sont, avec leur inspiration.

    Mais ils sont significatifs du besoin de renouveler le genre : ni la pensée scolaire, ni la philosophie de l'éducation, n'ont produit ce dernier quart de siècle d'avancées, et encore moins de ruptures, décisives.

    L'essentiel est d'en accueillir l'esprit.

    ***

    Suit donc un texte à élaborer. Rien de nouveau sauf que...

    En voici quelques extraits.

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  • Sans en être empêché.

     

    Agir

     

     

    Le vieux sabre

    Puisque je suis un vieux sabre, ami du sang et des moelles, comprenez, mes chers enfants, que je m’embête à crever, perdu dans la panoplie, près de deux sottes sagaies et d’un bouclier de paille. Vivement, du feu, du vent, du galop, du bon clairon qui secoue tout mon système nerveux ! Surtout, pour l’amour de Dieu, du sang au lieu de poussière, rien qu’une goutte de sang sur ma langue de vieux sabre.

    Géo NORGE, Les Oignons (E.P.F., 1953)


  • L’utopie d’une servitude consentie et illimitée ne nous convient pas : entre cynisme gestionnaire, pessimisme lucide et crédulité candide, nous reste-t-il encore des espaces pour réinventer d’autres alternatives ? Formulons donc, sans illusions, quelques vœux en espérance de dépassement de cette difficile conjoncture. 

     

    12 Bonnes Résolutions

                                          Isaac Cordal, Nantes, été 2013

     

     

    Touchant la question scolaire

    La critique radicale du rapport de l’école au système politique et idéologique

    L’analyse rigoureuse du discours scolaire et de sa fonction

    La clarification et la mise à plat des voies possibles pour une pédagogie actuelle

    L’actualisation et la transmission du message de l’éducation nouvelle

     

    Touchant la méthode

    Le travail de synthèse

    Le laboratoire d’idées

    L’effectivité de la triade

     

    Touchant le contexte général

    L’examen catégorique du discours totalisant

    La définition et les caractéristiques des « nouvelles donnes »

    L’exigence de renouvellement des méthodes de pensée

    La nécessité d’un autre rapport à la référence épistémologique

    Le goût du débat démocratique

    ***

    12 Bonnes Résolutions

     

     

    Touchant la question scolaire

     

    La critique radicale du rapport de l’école au système politique et idéologique

     

    Il faut renouer avec une tradition scientifique et critique pour une analyse qui ne perde pas de vue ce en quoi consiste un système scolaire, et en tire toutes les conséquences. Cette réaffirmation du principe de situation ne peut se faire sans précisions sur la configuration présente  ni dépasser les termes flous désignant l’évolution du « néolibéralisme » et ses développements observables ou probables.

     

    L’analyse rigoureuse du discours scolaire et de sa fonction

     

    L’incroyable surchauffe du « discours scolaire », son expansion indéfinie, sa prétention consensuelle, la nocivité de ses idéologèmes n’est pas intangible : la rationalité a pour tâche de démonter le principe même des nouvelles croyances en la doxa dominante, et des préjugés qui confortent le discours de domination. A défaut, nous sommes « mangés tout crus », sans pouvoir prétendre au moindre soulèvement. 

     

    La clarification et la mise à plat des voies possibles pour une pédagogie actuelle

     

    On ne peut vivre dans le relativisme incessant : tout ne se vaut pas. La mise à sac de la notion de pédagogie a fortement perturbé la réflexion et l’action et la recherche active en solutions, en même temps que chacun, chaque faction continue à y aller de son couplet au lieu de partager des expériences et de mettre en jeu des hypothèses pour aller plus loin. Seule l’étude et la concertation fera émerger à frais nouveaux des messages porteurs, forts et clairs.

     

    L’actualisation et la transmission du message de l’éducation nouvelle

     

    Il est périodiquement fait référence à la rupture opérée jadis par le mouvement de l’éducation nouvelle. Ce mouvement multiforme désigne des tendances parfois contraires, et à la succession ambiguë. Les exemples de fixité sur le passé, ou ceux du retour sur tel ou tel précurseur présentable pour l’idéologie actuelle, devraient faire réagir. Sans compter la tendance à l’absorption (la « récupération » et la neutralisation) dans le consensus du moment, sans autre choix.  

     

     

    Touchant la méthode

     

    Le travail de synthèse

     

    Nous ne pouvons nous satisfaire de la juxtaposition des opinions individuelles ou parcellaires. Il ne sert à rien que chacun fasse entendre une voix noyée dans l’immensité et pour répéter à l’envi ce qu’on sait déjà, ou encore croire s’approprier ce qui relève du bien commun et s’en faire le chantre. De la même façon, l’accumulation des recettes répétées ne sert qu’à encombrer les pistes. A l’encontre des éparpillements et des disjonctions, une clarification d’ensemble est nécessaire pour dégager l’essentiel.    

     

    Le laboratoire d’idées

     

    - En lieu et place de considérations oiseuses et verbeuses, d’incessantes redites, nous aurions besoin de lignes de force, de tracés audacieux. Cela ne peut être le fruit que d’un travail d’équipe ou d’atelier, attaché à « écrire l’important ». 

    - Les moyens techniques actuels permettent le travail en réseaux. Pour autant, quel en est le lieu ? Il est tout à fait envisageable de traiter quelques questions vives sous ce mode, encore faut-il le vouloir.

    - Dans le domaine de « l’alterpédagogie », il faut commencer par se demander pourquoi l’expérimentation raisonnée est depuis un quart de siècle jugulée, non encouragée ni mise à profit.

     

    L’effectivité de la triade

     

    Nous avons rêvé d’un travail conséquent et cohérent, mettant en dialogue les principales postures relatives à l’action éducative : la philosophie de l’éducation en tant que questionnement ; la référence anthropologique relayée par la recherche ; la pratique pédagogique comme exigence concrète. Selon cette « triade prodigieuse », c’est à l’intersection de ces instances que peut émerger une « pensée de l’éducation » en actes, renonçant aux impasses de l’idéologie et aux soumissions de l’exécution. On en a vu le danger ; on feint sans cesse d’en regretter la dissociation.

     

     

    Touchant le contexte général

     

    L’examen catégorique du discours totalisant

     

    Le discours de domination est univoque, et n’admet pas de contradiction. Il se donne comme englobant de la morale et de l’action. Il se développe sans contrepartie, notamment dans ses stratégies du paradoxe, de la disjonction, du report et de la sécurité. Il se nourrit de « faux-débats ».  Agissant comme un « rouleau compresseur », il aplanit toute hérésie, interdit toute percée, et condamne dès lors le propos éducatif, qu’il contrôle, à l’acceptation de ses principes, qu’il répand distillé en d’innombrables « ruissellements ». Aucune avancée ne pourra avoir lieu sans refus de son privilège, sans dévoilement de son rôle et de ses méthodes. 

     

    La définition et les caractéristiques des « nouvelles donnes »

     

    C’est avec un très grand retard que les hiérarques et les commentateurs ont pris acte de la mutation en cours. Et comment ? Lancés par la force des choses, ils se font les sectateurs d’un nouveau scolastisme encore en gestation, fortement adossé au culte de la technique. Or les nouvelles donnes modifient l’ensemble de notre milieu culturel, et touchent aussi bien le mode de pensée, de communication et de représentation. En feignant de sous-estimer ce qu’est désormais le « sujet des médias », ils esquivent la question de sa promotion et de son émancipation dans son mode actuel d’être au monde. C’est pourquoi il est nécessaire de préciser en quoi consistent les « nouvelles donnes » qui ne se réduisent ni techniquement à quelque métonymie du « numérique », ni idéologiquement à quelque exaltation de la « complexité ».

     

    L’exigence de renouvellement des modes de pensée

     

    Peut-être pourrait-on s’aviser que l’on n’appréhende pas des problèmes nouveaux avec des outils obsolètes. D’autant que de nombreux problèmes que nous subissons sont liés à des catégories, logiques, boussoles  inappropriées, qui les ont en partie générés. Dans ce domaine, il ne suffit pas de citer tel auteur qui l’aurait rappelé sur quelque scène mondaine : il s’agit de mettre en œuvre communément d’autres manières de voir que celles qui président encore habituellement à nos positions.

     

    La nécessité d’un autre rapport à la référence épistémologique

     

    Nous vivons sur la lancée d’une référence théorique d’ensemble qui, après l’espoir une échappée belle, notamment quand à la fin des années 60, on envisageait de poursuivre le formidable programme des ruptures épistémologiques du début du siècle dernier, nous a fait revenir aux vieux démons du scientisme. Le champ des sciences humaines est dès lors imprégné de la croyance en des positivités « immédiates », tandis que dans celui des « sciences de l’éducation » s’échafaudent trop de « théories » qui tiennent plus de l’idéologie, de l’opinion et de la morale que de la rationalité. Un effort à frais nouveaux est nécessaire pour renouer avec l’éclairage de l’étude profonde.

     

     

    Le goût du débat démocratique

     

    Nous sommes paralysés au sein d’une configuration où le double modèle traditionnel de la hiérarchie des idées et de la mainmise des appareils se poursuit sous des formes nouvelles (surhiérarchie inavouée, primat du respect de l’institution sur l’audace de la création…). Les uns trop clairvoyants et découragés depuis longtemps ont renoncé, les autres craintifs  ne songent même pas à sortir de leur condition pour avoir eux aussi voix au chapitre : on pense pour eux. Seuls s’expriment alors les agents et les courtiers. Cette démocratie- là est malsaine. Pourtant, nous ne manquons pas de moyens techniques pouvant faciliter, selon des modalités libérées des carcans en vigueur, un sursaut dans le sens d’un échange renouvelé et fécond.

     

     12 Bonnes Résolutions

                                                  Isaac Cordal

     

    On l’aura remarqué, dans un système qui vit sur sa lancée, et dont les assises structurelles ne sont pas remises en cause, de même qu’il reste peu d’espace – sinon interstitiel - pour un débat sur le fond, il n’y a pas véritablement de lieu pour le travail critique. Celui-ci ne peut bien sûr s’exercer dans les lieux officiels, mais pas davantage dans les territoires contrôlés directement ou indirectement.

    Il suffit déjà de constater la place faible et marginale de la perspective critique en philosophie, qui même, quand elle existe, s’exerce décrochée de tout impact possible. Car nous ne manquons pas de vœux pieux, tandis que nous avons besoin d’action concertée. Quant au tabou qui pèse sur les grands domaines de gestion de l’intelligence – culture et éducation – il interdit toute perspective qui mettrait en cause les fondements des déploiements actuels de la doxa. L’éducation scolaire, comme les médias, sont ainsi gardés à l’abri d’une déstabilisation publique discréditant la raison réelle de leur entreprise.  

     

     

     


  • On croyait la pédagogie exsangue, abattue par ses zélateurs mêmes. Mais à l'occasion de chaque "rentrée" rituelle, elle réapparaît sous la plume impavide des vieux de la vieille du domaine. Il s'agit, tous genres confondus, de maintenir le mythe, sous la forme manichéenne interminable des contempteurs et des apôtres.

    Mère pédagogie

    Ainsi des "parutions de la rentrée" annoncées par le très-sérieux Café pédagogique.

    Pour prendre un peu de champ, nous avions beau cru en finir voilà bien longtemps avec ce leurre stupide à usage idéologique et médiatique. Or il faut bel et bien constater (encore aujourd'hui!) sa persistance comme "item" infrangible du discours scolaire. La moindre des choses, pour une pensée critique, serait de s'interroger sur les présupposés de cette figure, et de se demander qui, quoi, et à quoi sert la resucée qu'on nous sert sans état d'âme.

    Le principal corollaire est le suivant : les questions remuées ici, comme du fond de la mare, ne sont pas l'apanage d'individus, fussent-ils positionnés depuis longtemps dans les appareils idéologiques, mais appartiennent au débat démocratique et devraient faire l'objet d'un travail d'auteur collectif.

    Car la pensée de l'éducation ext décidément en souffrance. Et à défaut d'un sursaut, nous restons englués dans la période antérieure, avec son cortège d'erreurs et d'illusions, de simplismes et de chasses gardées, de pagaille et de préjugés.

     

     


  • Le pathétique contemporain, et non le tragique tant que la tendance en cours n'est pas parvenue à un accomplissement dystopique, tient, en éducation scolaire, à l'absence d'autre monde.

    Un monde sans alternative

    Ici, le soleil tourne toujours autour de la terre, l'insconscient et la structure ne sont jamais apparues sur terre, le boson n'existe pas, et la théorie critique est à ranger au rang des vieilleries, ou à brûler parmi les Vanités.

    Dans le domaine que j'ai quelque peu fréquenté, et auquel je suis retourné jeter un coup d'oeil, théorétique pédagogique et histoire comparative obligent, qui est celui des milieux de vie, l'engouement entropique pour les espaces du "numérique" donne lieu à quelques conversions,  positionnements et autres rétro-prophétismes .

    Ce qui frappe dans les proclamations des spécialistes du genre (les piliers "experts" institutionnels tous genres confondus) c'est leur caractère d'univocité. Profonde.

    Discursive, d'abord, parce que le propos n'est pas éclairé par une théorétique suffisante ; qu'il s'est appauvri et raidi, faute d'inscription historiques (le présentisme) et de références expérientielles (l'in-transmission) suffisantes ; et qu'il n'est mis en jeu dans aucune controverse ; politique ensuite, car il n'y a pratiquement pas d'alternative au discours du pouvoir, entre les décideurs, les porteurs d'opinion et les brigades laïques chargées au mieux d'un peu de poil à gratter. Surtout ne pas fâcher le Prince ni toucher aux fondements du système.

    C'est bien sûr une situation extrêmement préoccupante pour l'esprit, comme l'est l'absence de statut de la philosophie de l'éducation et de la pédagogie elles-mêmes dans les contorsions actuelles autour des "éducation à".

    On pourrait espérer qu'il ne s'agit que d'un mal franco-français, attaché à la "philosophie nationale" englobante et crispée. Rien n'est moins sûr. En attendant, si on ne sort pas de cette situation figée, nous allons inexorablement vers quelques abrutissements d'un nouveau genre. Il est fort dommage que les "penseurs" se soient absentés sur ces questions ("non merci", "je suis très pris", "excusez-moi"), qui ne sont précisément guère... "questionnées". Si bien que comme il n'y a guère de pilote ni de synthèse, il n'y a pas non plus d'autorité critique.

    Ce qui est en jeu, c'est bien une vision de l'homme et du type de société. Pourquoi pas un tel endormissement dans ce "meilleur des mondes" ? Mais à quel prix ?

     





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