• L'étale

    Les apparents tumultes du moment ne sont pas ceux des grands enchaînements : ce sont plutôt des agitations provoquées par la pression des évolutions et des mouvements internes à la mutation en cours.

    L'étale

          Photo : Jean Agnès

     

    J'observe après la faille de transmission précédente, beaucoup de "rétropédalages" dans le discours scolaire actuel.

    Ce qui ne recoupe pas la vieille dichotomie entre conservateurs et progressistes : les parangons de vertus, notamment dans les milieux favorables au néo-management de l'école, les officines universitaires ou encore les mouvements "pédagogiques" friands de refondation libérale.

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    Si bien que nous avons du travail :

    - en signalant, exemples trop nombreux à l'appui, qu' On refait le monde ;

    - en rappelant comment s'inscrit au cœur de la masse discursive le projet de limiter la possibilité critique, et en revenant sur le principe d'obscurance ;

    - en insistant sur la nécessité qu'il y aurait pour des chercheurs consciencieux de décrire la conjoncture comme entre-deux, autant que comme postmoderne caverne ;

    se demandant alors s'il s'agit là de la "queue de comète" d'une période régressive, comme en sciences humaines, liée à une tentative de placer le passé récent dans une immémorialité, ou un enracinement plus durable de la fracture de civilisation et de culture ;

    - en proposant, comme il y a vingt ans, un travail actualisation de tout ce qui a fait rupture et ouvert des voies d'espoir, notamment en éducation scolaire tout ce qui relève des principes de  l'éducation nouvelle, au moins dans sa part critique et politique.

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    D'autres thèmes se li(e)ront à ce projet de "théorie pratique". Nous avons moins besoin de récits politiques que de travail critique sur lesquels ils pourraient alors se fonder intelligemment.

     


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