• Les dissertations farfelues sur ce que seraient les « communs », la promotion (sans frais) du terme par les idéologues du tout-venant, invocation paradoxale au bien partagé, quand jamais le système de pouvoir n'a été aussi égoïste et aveugle dans son processus de postlibéralisation,

     

                    Ciel de Meuse Photo : JA

     

    Plus personne ne communiquait : on invente la Communication. Le citoyen fictif installé, il est fait grande dissertation sur la citoyenneté, et maints slogans des doctrinaires scolaires. Le rouleau compresseur de l'individualisme dirigé, la communauté en lambeaux, tel philosophe en invoque l'idéal.

    Ainsi des « communs », pauvre slogan brandi par les clercs : les uns rament pour maintenir un semblant,les autres, au pouvoir national, en cassent jusqu'au principe.

     

     

     

     


  • Faut-il jouer avec les mots, ou se déjouer des mots, ou se la jouer avec les mots ? Encore un terme redoutable.

    Les Progressistes

    J'avais su récemment que quelques idéologues avaient conçu une grande famille "progressiste". Je n'en étais pas.

     

    Facile! La réponse ce soir à la télé  :
    "où personne n'a résisté au cyclone Macron que la plupart des commentateurs et politiciens n'avaient pas vu venir. Depuis trente ans qu'il filme les hommes et femmes politiques, Serge Moati n'avait jamais vu cela. Avant, c'était l'alternance : une fois à droite, une fois à gauche jusqu'à ce qu'un jeune progressiste, inconnu [de qui ? ndlr! et merci qui ? ] deux ans auparavant, se présente." Bref, on se fout de nous. C'est d'ailleurs là maxime principale de l'action du Prince et de sa cour. D'ailleurs, un franc tireur cet acteur, pas du tout soutenu par les grands intérêts... Ainsi peut s'écrire l'histoire : sans vergogne. JABonne bouche : http://www.cnrtl.fr/definition/progressisme


  • Un monde sans nous ? 

     

    Des lieux et des espaces

     

    "En ces temps où tout se resserre, ici et ailleurs :

    Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde !" (La parole errante)


  • Plus il y a de festivals, mieux on se porte (P Bertrand,  3 02 17).


  •  

    Numérik : dieu païen (technolâtrie)

     

    *

    _________________________________________________________________________________________

     

    A propos de  : Dominique Boullier,  Sociologie du numérique, Armand Colin, 2016

     

    Paradoxe du livre à l'heure de l'édition "numérique" et de l'open !

     

    Misère de l'homme sans numérique

     

    Et moi qui ne sais toujours pas ce qu'est le "numérique" ! (Pas davantage que la technologie si ce n'est pas une science

     

    Comment aujourd'hui que nous avons été largement dépassés par le phénomène et le déchaînement discursif qu'il produit, cerner encore l'ampleur du montage et de l'usage ? Dans les deux cas "numérique"/"digital" (chacun son pays!) , la métonymie n'est pas satisfaisante, sinon à accepter sans broncher une apparition de sens nouveau, mais il faut en déterminer les raisons. "L'univers" ainsi concentré a toutes les chances de former mythe et pour ce qui est de l'école, servir d'hyperslogan. Pour les éditeurs et les folliculaires, un "mot-porteur", pour aller vite et voir les choses de très-haut. C'est déjà fait.

    Nous voilà donc tenus de déconstruire... ce que nous n'avons jamais construit.

     

    Notations à chaud

    Jusqu'au début des années 90, la tripartition PMR (Programme Médias Réseaux, 1994) me suffisait, d'autant qu'elle était à la fois ancrée dans une pratique à grande échelle, et porteuse de développements prometteurs.

    Une des idées de ce programme éducatif en milieu scolaire européen, développé entre 1989 et 1994 (dont nombreuses publications internationales) était d'investir en temps réel les techniques "nouvelles" mises par le marché à disposition du grand public. A l'époque, il ne s'agit au principal de la "télé-matique "Nora-Minc" – téléinformatique, fax, vidéotex. Ensuite, les choses iront très vite, et prendront l'ampleur qu'on sait.

    Clarifier l'histoire de la tripartition "informatisation", médiatisation", "réticularisation" de la société. Il s'agissait pour moi d'un point de départ, exploitable par la suite, que j'ai par ailleurs largement paraphrasé et détaillé. "Numérique" est encore lié par son étymologie et les faits techniques, à la dimension informatique de ces évolutions.

    A remarquer qu'il existe un plagiat curieux (avec les catégories duquel je ne suis pas en accord) produit plus tard du côté "Homo Numéricus" (sous le titre de "théorie du cyberespace", Mounier)

     

    ***

    Je lis la der de couv ; et suis vraiment mal à l'aise avec : "une synthèse critique des travaux réalisés sur le sujet"... Quel en est le corpus ? Quelles sont ses frontières ?

    - ( Par exemple, inclura-t-il les opportunismes éditoriaux ("Ecole Numérique et Sté qui vient" ou encore "Tsunami numérique". Suivez mon regard. Les maîtres à penser s'étant - bien souvent sans avoir travaillé le sujet - recyclé dans le genre (ce qui donne en éducation scolaire des personnages savoureux, mais dangereux du fait de leur inconsistance théorique et expérientielle).

    Tout autant que j'ai été très circonspect, sinon davantage, sur des expressions comme "humanités numériques" etc. etc. On peut en dresser un beau tableau et pointer les risques de ce bouillonnement discursif dans le milieu académique, en passant par la critique des présupposés "épistémologiques", sinon idéologiques, de leurs chantres*.

    _______________

     * On l'aura compris, nous n'aimons pas le cléricalisme. Et surtout, quand les "chantres", peu partageux, ne nous apportent... rien.

    ***

    Entre remarques.

    Il s'agit d'un domaine à haut risque. La pression est considérable, et redoublée quand il s'agit de la chose scolaire (de la maternelle aux supérieurs). Le risque, en raison de l'ampleur de la question, ce sont les approches individuelles ou de pré carré, et la dissémination qui s'attache à l'édition. Il s'agit là plus que jamais de partir non de l'extérieur, mais de l'articulation entre pratique (sociale, pédagogique, et clinique) et théorétique. Une telle approche est nécessairement transdisciplinaire.

     

    ***

    J'ai donc deux questions relatives à ce bouquin.

    1 A propos de "histoire du numérique"

    J'ai pour curiosité de chercher à comprendre quand, comment, pour quelles raisons est apparu l'hyper-polysémie "numérique" ; j'aurai pas mal fouiné, mais n'arrive pas à une réponse satisfaisante : "c'est un fait", "ça s'est passé", "le mot est acquis et va de soi" etc. Les grandes envolées magistrales, lyriques ou morales ne manquent pas dans le genre !

    2 Relativement à l'éclairage scientifique : comment la Théorie de la Médiation (que cite l'auteur) peut-elle se saisir "de ce domaine de questions" (Cette demande s'adresse à nous tous, soucieux de "prendre distance" de la situation (j'avais proposé une approche mésologique des médias (et pour cause, mais je ne crois toujours pas qu'il s'agisse de la même mésologie que celle de Berque). Réf. Philosophie des milieux, 2011. ce ne sont pas les pistes de travail qui manqueront.

    NB Ces questions à ce jour ont fait plouf, auprès des intéressés, avec ceux qui, sur le papier furent censé être à même d'y répondre. Comme toutes les questions de traçage de l''historicité. Autre époque : ainsi va la connaissance.





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique