• RDPS (revue de presse scolaire)

     

     

     

     

     

     

    Présentation

     

    RDPS (revue de presse scolaire)

     

         Source : blog-parents

     

     

    C'est pour se tenir au courant mais aussi pour s'amuser un peu, tant les incongruités, de divers ordres et niveaux, sont opiniâtres.

     

    On entendra ici par « presse scolaire » les médias spécialisés dans l'éducation scolaire française.

     

     

    Il n'existe pas actuellement de lecture critique du discours scolaire français. (Sans doute pas de succession aux travaux du type « Langage de 'l’éducation » de Reboul – 1984). Pourtant, il se développe incessamment, sans qu'apparaisse quelque part la distance liée à toute réflexivité rationnelle. Là non pas analyser le monde, mais le paraphraser.

    Donc, il ne semble pas qu'il y ait d'espace critique consacré au discours scolaire : ce que manifestent les médias spécialisés c'est un consentement indéfectible à l'ordre établi, l'absence totale de réflexivité d'ordre philosophique, le retour en arrière, la paraphrase du monde tel qu'il va, tel qu'il nous est imposé.

    Il s'agit au principal de la manifestation d'accompagnement de la chose scolaire, qui bénéficie, vu l'enjeu sociétal et son contrôle par le pouvoir, d'un extraordinaire tabou critique. Il n'existe pas là d'alternative médiatique.

     

    On est frappé dans la lecture quotidienne de la littérature du genre par les énormités qu'elle véhicule. Le plus souvent, sans le moindre état d'âme : l'échantillon consulté fait également apparaître l'absence quasi totale de voix alternative, à part de timides excursions disséminées, notamment le défaut de média spécialisé pouvant soutenir ce rôle critique. Les « médias scolaires » ne sont pas à ce jour aptes à inclure un espace dialectique critique.

     

     

     

    Aucun n'ouvre sur un débat – tout semblant aller de soi, et les propos d'accompagnement des phénomènes se juxtaposant sans se confronter intérieurement et extérieurement. Ce qui frappe, c'est « l'ordre médiatique » à sens unique, la visée anallactique du propos, l'impossibilité de la réponse et de la controverse.

     

    Tous ces médias sont gérés par des groupes constitués ou des appareils, étonnamment fermés sur eux-mêmes. Ce sont des véhicules d'une idéologie plus ou moins explicitée. A chacun son rôle : plusieurs de ces supports constituent un maillage remarquable, où se retrouve la même rhétorique, les mêmes maîtres à penser. A chacun sa spécialité, son obsession : le « tout numérique » des uns, appropriation des pédagogies alternatives consacrées des autres ; au-delà du maillage, les groupes ne communiquent guère, sinon symboliquement, par la présence çà et là et à la marge via les blogs d’idéologues scolaires patentés.

     

    L’ambiguïté, et le paradoxe, triomphent : on a vu tel « Café pédagogique » mener la lecture critique d'un ministre ultra-néo-réactionnaire, et en même temps l'inviter à tel raout public. Ou encore, telle tribune dans un journal « qui-n'est-plus-ce-qu'il-était » (le mythe persiste un peu) réunissant les idéologues du genre, depuis l'extrême gauche supposée jusqu'au libéralisme scolastique.

     

    Cependant, les rares « revues de presse » de l'actualité scolaire présentent, à l'instar de celles des médias d'information, un survol superficiel. Il ne peut d'ailleurs y avoir de revue de presse exhaustive et impartiale. Mais on attendrait sans doute un peu de doute sur le bien fondé de l’idéologie dominante. Qui est celle de la domination.

     

    Tant qu'une telle configuration bloquée n'est ni examinée, mise en perspective, confrontée à la perte de sens démocratique, et, finalement dépassée (quel espoir?) il ne peut rien se passer.

     

    Nous l'avons vu et éprouvé, seul un débat ouvert ; communautaire et populaire, pourrait, eb effet, nous faire sortir moins de l'impasse, que du cercle vertueux

     

    On peut en effet, et à l'inverse, rêver d'un véritable balayage à caractère scientifique, utilisant les ressources et les méthodes disponibles : un travail de laboratoire.

     

    Un tel travail ne serait valide qu'en mettant à plat les véritables réseaux de sens qui sous-tendent le discours. L'intérêt d' une analyse serait de montrer comment les principales tendances renvoient à celle du texte sociétal.

     

    Ce travail passe par le contexte de ce qu'est l'école réelle, la mise à plat explicite des caractéristiques du discours scolaire, qui reflètent celles de la « culture scolaire » : à analyser selon ce rapport même. (NB Celles-ci auront fait l'objet de descriptions antérieures, rappelant quelques tendances de l'univers en train de se faire. Ces travaux ne sont pas pris en considération).

     

    C'est donc en ce sens qu'il faut comprendre la nécessité rationnelle d'une démarche critique à frais nouveaux. On le comprend, la mise en évidence de la fabrique de l'idéologie scolaire, et sa discussion, profiterait à tous ceux qui comprennent sincèrement le sens démocratique, à ceux qui ont rêvé « d'une autre école », et non de pérenniser une « école bloquée. » On le voit, ce n'est pas à l'ordre du jour.

     

    ***

     

    En attendant, une solution raisonnable au niveau individuel est de toujours rappeler le « d'où je parle », d'expliciter les présupposés du texte. Mais en aucun cas cela ne peut constituer un étayage sérieux. On comprend aisément l'intérêt de mettre à plat ce qui se développe et se propage par le discours : celui-ci participe de l'économie générale du malaise et persistant des systèmes d'enseignement. Le déplorer est vain. La prise de conscience devrait au contraire en engager l'action décidée.

     

    Le choix opéré ici à titre d'exemple est celui d'un repérage d'articles, significatifs (renvoyant à ce qu'en philosophie de l'éducation, nous avons appelé les « points problématiques ») à un titre ou un autre, et indices de l'idéologie qui les porte, dans les médias spécialisés, consultés au jour le jour. Là où se révèle le sous-entendu idéologique. Là où le bât blesse.

     

    Le titrage ironique de ces signalements rapides peut indiquer une direction pour une analyse de contenu approfondie, travail qu'aucune « science de l’éducation » actuelle n'oserait mener. Les signalements, facétieux*, issus d’un choix opéré selon une grille subjective, renvoient un tant soit peu à des points problématiques aux termes d’une philosophie de la pratique éducative un tant soit peu raisonnée. Donc, "objectif", et "subjectif". Objectif par ce que ce sont des repérages de fait, et des textes existants, subjectif parce que leur présentation est liée à l'humeur ou à l'indignation. 

    • Souvent, il vaut mieux en rire qu’en pleurer, pour un univers qui manque totalement d’humour.

     

    Nous n'avons ni le temps ni les moyens de mener à bien ce travail de manière systématique. Nous conservons les archives, et sommes à la disposition des chercheurs souhaitant renouer avec l'analyse du discours en éducation scolaire, et la mise en évidence des enjeux sous-jacents.

     

    Principaux sites consultés

    http://www.cafepedagogique.net/

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/

    https://www.educavox.fr/

    http://www.vosnousils.fr/

    https://www.questionsdeclasses.org/

    http://www.letudiant.fr/educpros

    https://www.franceculture.fr/emissions/rue-des-ecoles Ainsi que les rubriques spécialisés des médias d'information, et des magazines d'opinion (Philosophie magazine, Sciences humaines par exemple)

     

    (...)

    Revues et sites spécialisé(e)s, y compris revues universitaires, accès via Calenda

    Sites des organisations d'éducation populaire

    Sites officiels.

     

    et les principales « Revues de situation » généralistes – Le Débat, Esprit, les Études, La Pensée notamment