• Simplexité

    Pourquoi faire simple ?

    Simplexité

    Ici se délivre la procrastination chère aux scolaristes, leur attachement à une notion de "complexité" qui a naguère servi en effet de slogan à tel idéologue d'état. Si la notion a pu recouvrir quelque description positive, elle ne peut servir de religion, sauf à en effet en utiliser concrètement et pratiquement quelques aspects.  Mais nous restons dans l'antique sphère néopositiviste...

    "Le pari de la complexité dès l'école maternelle". J'ai bien lu. Quant à ce que cela veut dire... Si je vois à peu près, expérience aidant, où on veut en venir, je ne suis sûr de rien de plus.

    A la complexité de salon, je préfère la simplexité d'action.

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    J'aime cette notion, qui aurait été l'apanage d'un digne Professeur de Haut Rang (Berthoz, Collège de France, c'est dire) , mais que nous devons surtout à Bernard Collot, qui l'a développée à partir de sa riche et authentique expérience d'enseignant.

    Quel dommage bien sûr que cette approche se soit un peu perdue dans les caprices de la mode, et se soit ancrée dans la sphère néoscientiste, à coup "d'outil neurocognitif ".

    Cette notion peut en effet être habilitée richement à l'inverse du déchaînement actuel, qui ne présage rien de bon. La pédagogie se comprend elle-même, à l'inverse de l'idéologie de la pédagogie, et des hystéries néolibérales.

     

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    Mais enfin, les tendances actuelles du scolarisme, les ambitions gestionnaires, les mains-mises idéologiques, vont à l'encontre de tout humanisme et de toute philosophie de l'éducation profonde. Faire simple, ce serait offenser le Prince qui en décide autrement.


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