• Un monde sans nous ? 

     

    Des lieux et des espaces

     

    "En ces temps où tout se resserre, ici et ailleurs :

    Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde !" (La parole errante)


  • Plus il y a de festivals, mieux on se porte (P Bertrand,  3 02 17).


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    J’aime cette notion de « bien commun ».

     

    Le bien commun 

                                            Planète Terre vue de l'espace

     

     

    Comme tous les emblématiques de civilisation, elle mérite toutefois d’être revisitée. Ni l’axiologie, ni la sociologie ne vont de soi. En attendant que ce travail soit mené, attachons-nous à ce qui fait l’importance du partagé de la communauté.

    Du partagé réel, et non de sa fiction.

    Ce qui n’est plus à prendre à la légère, tant les dévoiements de ce fondement, qui devrait former lien et reliance, sont à l’œuvre.

    Ainsi de la possession matérielle, bien sûr. C’est une aberration que le profit et marché se soient approprié des milieux vitaux, et restent à l’œuvre pour d’autres conquêtes.

    Ainsi de la démocratie des idées et des rôles : ce qui, de principe, appartient à tous, devient l’affaire de quelques-uns, le privilège des prés carrés, le sujet des chasses gardées. La gourmandise des clercs est sans bornes. A eux, le sens, le soin, l’éducation, la pédagogie, le don et le commun, mêmes. Et la philosophie de ses propriétaires.

     

    Décidément, nous aurons beaucoup à faire, avec le bien commun.

     


  • Le terme d'absorption paraît aujourd'hui convenir pus fortement que l’ancienne récupération, qui a fait son temps et s'applique à des manipulations partielles.

    C'est en effet aujourd'hui sans vergogne que l'on réaménagé des termes et des passés au profit d'une idéologie autre, sinon inverse.

    Absorption

     

    Il s'agit au principal de l’économie du discours néo-libéral en voie de totalisation vers un "postlibéralisme". Tout y est assimilable, comme un trou noir, puisque le principe même est de ne souffrir aucune alternative, de ne supporter aucun écart de pensée.

    Un ultralibéral au pouvoir, une extrême-droitière adulée, n'auront pas hésité à revendiquer naguère le souvenir glorieux, et à l'utiliser.

    Particulièrement sensible dans le monde scolaire. Il n'est qu'à considérer le traitement infligé à un Freinet l'an passé, de voir comment tels idéologues peuvent s'approprier à leur profit la mémoire de grands ancêtres. De la même façon, il est aujourd’hui possible d’intégrer le propos "révolutionnaire", voire "libertaire" ou "émancipateur", jusqu'à la convocation des meilleurs et des "saints" (l'exemple de Janus korczak est en cela significatif, il y en a d'autres).

    Ceci est à rapprocher du néo-cléricalisme : l'église catholique avait utilisé ses saints, en inventait d'autres. La propension des clercs à entretenir un discours à caractère éminemment religieux, avec ses croyances, ses dévots et ses prêtres, a ces derniers temps redoublé, sous des habits faussement laïcs.

    Ainsi, l'absorption se joue-t-elle à deux niveaux : celui de l'accueil dans le maillage, qui peut s'accommoder de toutes les postures hormis celle de la pensée critique, au sein d'une nébuleuse dont l'opposition aux "réactionnaires" est calquée sur une partition politique manichéenne (la "gauche") ; et plus largement, celui de ce monde fini, régulé par le dualisme, qui l'équilibre et le nourrit, dont aucune  échappée n'est permise, ni même possible.

    Ces phénomènes sont caractéristiques de la configuration dominative, en cours d’amélioration de son propre dessein totalisant.

     

     

     


  • C'est sur le principe très désagréable. Forclore met fin et boucle. 

    Pourtant, il faut prendre les faits pour ce qu'ils sont.

    Forclos

    Sur les listes spécialisées, ce ne sont pas les sujets de débat qui font défaut. Pourtant, ils se présentent sans approfondissement, analyse ou conteste, puis s'évaporent, pour un temps, avant de resurgir dans le même état : sans avancée. Le simple requisit en discussion commune passe pour insolence.

    Il y a comme un anathème sur l'idée même qu'un débat serait possible. Comme une stupeur. Si bien que les occasions ratées l'emportent sur les possibles. Nous voici à l'opposé de l'esprit scientifique et démocratique, y compris chez ceux-là mêmes qui en prônent la vertu. 

    Comment, de gaîté de cœur, faire le deuil des illusions de coopération, de communauté éducative ou scientifique, sinon de convivialité ? L'homme nu, dès lors, désarmé.

    Nous en aurons donc vu des vertes et des pas mûres, et ces signes du temps ne sont pas rassurants pour la suite.

     






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