• En courts d'approvisionnement!


  • Et qui veut!

     

    Je me souviens de "Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours" (Forcadell)

     

    Source : Chaya

     

    Source : https://www.facebook.com/groups/642250849129954/permalink/2765350066820011/

     


  •  

    À propos du mode Ē (non-É)

     

    Le  mode Ē (non-É)

                         Le Dragon de Calais, 2019

     

    Les événements (littéraires, artistiques, éducatifs, anthropologiques, philosophiques ) auxquels nous avons été mêlés ce dernier siècle nous incitent à penser qu'une autre manière de comprendre la production textuelle est possible.

     

    La conception en vigueur présente quelques caractéristiques remarquables : par exemple, apologie de l'individu en soumission morale ; croyance à l’œuvre comme objet fini et clos ; valorisation des productions par la systémique des hiérarchisations et du marché. Ad libitum.

     

    Nous avons à maintes reprises éprouvé la possibilité d'un espace différent, en rupture avec la doxa et l'idéologie dominantes. Les expériences en ce sens que nous avons pu mener sporadiquement ont fait long feu : ce n'est pas pour autant qu'elles étaient insensées, mais contraires à ce que les pouvoirs attendent et supportent. L'utopie en est réaliste, mais elle est indéfiniment combattue.

    Pourtant, plusieurs considérations aiguillonnent l'imagination, sollicitent l'invention de formes inédites. Le changement de paradigme global, les nouvelles donnes, la conscience mésologique, la nécessité de frugalité.

     

    Édition Ē (non-É)

     

    Dès lors, il est possible de concevoir d'autres moyens de circulation des idées et des travaux que celui de la « galaxie Gutenberg » et de l'ordre néocapitaliste.

    Un univers de génération des idées non-marchand, non-hiérarchique, non-doctrinaire, est-il concevable ?

     

    Nous avons proposé le mode d'Édition Ē (non-É) qui réunit quelques caractéristiques opposées à l'ordre idéologique en vigueur : Gratuité, Disponibilité, Communauté. A la croyance, répondre par la Rationalité, à la fixité par la Temporarité. Etc.

     

    Mais cette aspiration à échapper à l'univers fermé qui nous est donné à vénérer ne va pas de soi. Elle suppose de rompre avec la coutume, et de porter une attention redoublée aux maximes de nos actions.

     

    Formes et genres

    La vaine discussion qui opposa naguère les modes traditionnels d'édition imprimée, et la conquête des « nouveaux supports », n'est pas de mise. Le livre est jouissif. Il ne peut être supplanté par quelque écran. Cela n'a rien à voir. Nous avançons ici un principe simple : à chaque type de texte son mode d'édition. Le bel ouvrage, le beau livre, le bouquin à feuilleter, ne sont pas remplaçables. C'est pourquoi nous restons libraires !

    Et nous nous porterions mieux en procédant à quelque distinctions : tout un matériel éditorial n'a plus besoin de l'imprimé.

    **

     

    Écologiquement, la question reste délicate. Les data centers sont des gouffres énergétiques. Nous restons dans l'illusion d'une impossible gratuité. Ce sont des limites dont il faut prendre la mesure.

    Reste qu'il ne nous est pas interdit théoriquement d'entreprendre. Et d'imaginer que quelque liberté inédite est possible.

     


  • Ce qui se passe sous nos yeux pour l’éducation scolaire en France marque une étape historique : celle de la désagrégation de ce qui fut pendant un siècle et demi une lente et pénible progression dans la construction d'une école de la République nourrie des leçons du passé et ambitieuse d'un avenir d'émancipation des peuples. La dilapidation ordonnée de cet héritage, le démantèlement des garanties et des régulations supérieures, la désaffection des valeurs. Ce n'est bien sûr là qu'un des rouages de l'entreprise générale de l'ultralibéralisme, soutenu par une nouvelle droite dure et autoritaire qui n'ose même pas dire son nom, et prépare des lendemains pénibles. Mais c'est une clé essentielle des futurs embrigadements des consciences. Pour autant, Ce sont là des évidences : pour autant, on ne voit guère de riposte prendre corps. Ni du côté des habituels appareils et autres supports spécialisés, ni bien sûr dans les colonnes des grands médias acquis à la cause. Quant aux revues mondaines et aux organes universitaires du genre, c'est le silence offusqué de ceux quine veulent ni voir ni comprendre. Cela ne les regarde pas. Plus inquiétant encore, les voix tues de ceux dont l'honneur serait dans la parole de dénonciation et d'indignation. Comme si la notion même d’intellectuel, de philosophe, de parole libre, avaient disparu. C'est là un constat extrêmement inquiétant. Et que se passera-t-il quand la situation empirera ? Quand il n'existe plus de roi résistant, de poètes d’alertes, d'autorités morales respectées, quand nous n'avons plus ni guides ni phares, ni lumières - ni individuelles (ce serait déjà ça), encore moins collectives - nous voilà désemparés, sans bouées. Où reprendre espoir, à défaut d'espérance ?


  • Les dissertations farfelues sur ce que seraient les « communs », la promotion (sans frais) du terme par les idéologues du tout-venant, invocation paradoxale au bien partagé, quand jamais le système de pouvoir n'a été aussi égoïste et aveugle dans son processus de postlibéralisation,

     

                    Ciel de Meuse Photo : JA

     

    Plus personne ne communiquait : on invente la Communication. Le citoyen fictif installé, il est fait grande dissertation sur la citoyenneté, et maints slogans des doctrinaires scolaires. Le rouleau compresseur de l'individualisme dirigé, la communauté en lambeaux, tel philosophe en invoque l'idéal.

    Ainsi des « communs », pauvre slogan brandi par les clercs : les uns rament pour maintenir un semblant,les autres, au pouvoir national, en cassent jusqu'au principe.

     

     

     

     






    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires