• Pourquoi faire simple ?

    Simplexité

    Ici se délivre la procrastination chère aux scolaristes, leur attachement à une notion de "complexité" qui a naguère servi en effet de slogan à tel idéologue d'état. Si la notion a pu recouvrir quelque description positive, elle ne peut servir de religion, sauf à en effet en utiliser concrètement et pratiquement quelques aspects.  Mais nous restons dans l'antique sphère néopositiviste...

    "Le pari de la complexité dès l'école maternelle". J'ai bien lu. Quant à ce que cela veut dire... Si je vois à peu près, expérience aidant, où on veut en venir, je ne suis sûr de rien de plus.

    A la complexité de salon, je préfère la simplexité d'action.

    ***

    J'aime cette notion, qui aurait été l'apanage d'un digne Professeur de Haut Rang (Berthoz, Collège de France, c'est dire) , mais que nous devons surtout à Bernard Collot, qui l'a développée à partir de sa riche et authentique expérience d'enseignant.

    Quel dommage bien sûr que cette approche se soit un peu perdue dans les caprices de la mode, et se soit ancrée dans la sphère néoscientiste, à coup "d'outil neurocognitif ".

    Cette notion peut en effet être habilitée richement à l'inverse du déchaînement actuel, qui ne présage rien de bon. La pédagogie se comprend elle-même, à l'inverse de l'idéologie de la pédagogie, et des hystéries néolibérales.

     

    ***

    Mais enfin, les tendances actuelles du scolarisme, les ambitions gestionnaires, les mains-mises idéologiques, vont à l'encontre de tout humanisme et de toute philosophie de l'éducation profonde. Faire simple, ce serait offenser le Prince qui en décide autrement.


  • La principale astuce des sectateurs d'appareils est de jouer sur la polysémie des mots, croyant y trouver avantage.  

    Dikô : http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/affart.exe?19;s=3943975350;?b=0;

    Militant

    A la Saint-Michel 2016.

                                                                                                                                                   Photo : JA

    Avec le vocable "militant", on peut par exemple fusionner :

    - combattant

    - personne qui agit pour une cause

    - adhérent d'une organisation

     

    Quant aux "militants sectaires"... Mais non, c'est un autre! (Maman j'ai raté l'avion). 

    Mais enfin, dans cette "démocratie"délabrée, chacun a le droit de cité, même avec les idées les plus dégueulasses : http://fninfos.fr/

    Il y a ici les audaces et les fanatismes, là les convictions, là encore, les prêtres et les dévots.

    Tout ne se vaut pas.

     

    Et pour quoi, pour qui "milite-t-on" ?

    Un cas récent amusant: " La Conférence spéciale Education et Innovation animée et modérée par N... « Après avoir exercé la direction d’écoles de commerce, puis directeur de la formation degrands groupes français et internationaux, N... est un innovateur de la formation avec la fondation de l’AFFEN, premier think tank et do tank de la formation enentreprise et de TEMNA, pour accompagner sur le terrain la performance de la prospective ; agitateur d’idées, conférencier, chroniqueur et essayiste... militant pour entrer ensemble dans le 21ème siècle ».

     

    Un "grand Militant" (de haut rang, donc) est souvent un idéologue patenté (ainsi du "Militant pédagogique"... (à côté desquels nous ne sommes rien - ou moins que rien). 

     

    ***

    Le mot militant a une longue histoire!

    Colette Magny se refusait à ces titres - comme celui "d'engagée". http://www.musicme.com/Colette-Magny/titres/Les-Militants-t690201.html

     

    Je ne me suis jamais appelé militant.

    (Encore moins pédagogue).

     

    Quant à "militant pédagogique", c'est un sommet auquel nous n'aurions jamais prétendu. 

     

     

    Pour autant, n'étions-nous rien, ne faisions-nous jamais rien ?

     

    Il faut inventer les mots.

     

     

     

     

     

     


  • Nous ne manquons pas de prophètes, parmi les vieux singes de cour.
    https://fr.news.yahoo.com/michel-onfray-annonce-fin-civilisation-occidentale-143156154.html

    D'autant que nous n'y avions pas pensé...

    Mes prophètes

    Enfonçons les portes ouvertes, fonçons dans le décor

                                                                                                                                          Photo : JA

    Il y a ceux qui en vivent. tant pis pour ceux qui en meurent.

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/04/07/31003-20150407ARTFIG00272-onfray-zemmour-houellebecq-la-pensee-francaise-et-le-sentiment-de-la-fin-d-un-monde.php

     

    En éducation scolaire, non plus (et qui en savent un rayon de plus que nous tous, pauvres gens d'en-bas). Ceux-là sont surtout attachés ce derniers temps au culte du Numérique, pour lequel les adeptes ne manquent pas.

    http://www.cndp.fr/crdp-creteil/doctice/890-pourquoi-faut-il-relire-qlecole-le-numerique-et-la-societe-qui-vientq-

    Et les clercs avisés se reproduisent entre eux, bien loin, très loin des maigres humilités et des bons sens ordinaires.

    Nous ne sommes qu'au début de nos surprises ? La messe est-elle déjà dite ? On voit mal comment une configuration aussi mal emmanchée se rétablirait dans un proche avenir.

     

    Mes prophètes

    Ceci n'est pas une porte

                                                                                                                                         Photo : JA

     

    Toutes proportions gardées, les Prophètes et les Adeptes scolaristes font piètre figure au regard des grandes paranoïas.  Celles-ci ont beau jeu de prédire ce qui est déjà en place, la fin piteuse d'une ère. 

     

     


  • (et non l’effet Pafillon)

     

    Hommage à François Fillon

    ... initiateur du Socle.

    L'effet Fillon

                     2001, Odyssée

     

    Il serait vraiment injuste de ne pas rendre grâce à un honorable ministre de notre bonne vieille République pour son action en faveur de l'école de ladite.

     

    « Ce socle a été voulu par la représentation nationale, qui l’a inscrit dans la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école, en date du 23 avril 2005, conçue par mon prédécesseur, François Fillon"
    http://www.education.gouv.fr/bo/2005/18/MENX0400282L.ht

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000259787&dateTexte=&categorieLien=id

     

    Un socle pour les réunir tous, tous pour préserver un seul Socle

     

    Le Socle a depuis ses adeptes. Et les Offrandes! Que d'admiration! Que d'énergie ! Que de constance !

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Le-socle-commun-la-barriere-et-le-niveau

    et antérieurement : http://www.cahiers-pedagogiques.com/No-515-Vers-l-ecole-du-socle-commun

     

    - Le Socle commun :

    http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/42015 

     Etc. http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2016/12/02122016Article636162595103227886.aspx

    Etc.

    En interrogeant sur Google la double expression désormais mythique « Philippe Meirieu + Socle commun » on aura une très abondante démonstration de lalomanie encouragée sur ce sujet.

     

    Dont le très-amusant "socle-commun-et-pedagogie" au regard du « retour » actuel de M. JM Blanquer aux affaires !

    Mais évidemment, c'est chez le Prêtre et non chez le Bedeau qu'il faut chercher l'homélie : on trouvera donc chez les idéologues « néopédagogistes » une constante apologétique du Saint Socle, y compris sous couvert d’une vraie-fausse « prudence critique », où l'habileté rhétorique n'est plus à louer.

    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2014/11/21112014Article635521514572408974.aspx Entre mille exemple. Ici, savoureux : les références de connivence…

     

    Et aussi : http://carnetderecherche.eklablog.com/le-saint-socle-a108226530

     

    En bref : il faut savoir qui est qui, pourquoi, et ce qu'on veut. 

    Car

    http://www.questionsdeclasses.org/?Fillon-president-Un-coup-de-massue-pour-l-ecole

     

     Bon..  Quand les Cahiers "pédagogiques" récidivent : 

    "C’est d’ailleurs pourquoi le CRAP-Cahiers pédagogiques a lancé dans les années 2000 le mot d’ordre de « proposer et résister », en même temps, avec, selon les contextes, une insistance plus grande sur l’un ou l’autre des deux termes néanmoins indissociables.

    Enfin, il est vraiment essentiel, comme évoqué plus haut, de refuser les doxas, de poursuivre les débats au sein même de la mouvance de l’éducation nouvelle, en favorisant partenariats et réflexions croisées, comme nous l’avons fait au CRAP-Cahiers pédagogiques au cours des dernières années sur des sujets comme la validité de l’idée de « socle commun », la place d’une approche par compétences ou encore la prise en comptes des rythmes de l’enfant dans sa scolarité."

    http://www.cahiers-pedagogiques.com/Le-CRAP-Cahiers-pedagogiques-et-l-education-nouvelle

    L'essentiel est bouclé et circonscrit. A suivre. Ou Amen.

     

    Etc. On sait depuis déjà quelques temps que le discours dominant peut s'échanger, s'interchanger, et prendre les déguisements qui plaisent à ses différents publics.

     

     



     

    Exercice : dénouer le syllogisme suivant

    M. Fillon créa le Socle

    Les néopédagogistes font l'apologie du Socle

    Or, Les néopédagogistes disent s'inspirer des principes de l’Éducation Nouvelle

    Donc, le Socle est un héritage de l’Éducation Nouvelle

    ***

    M. Fillon, or donc,  [à chacun d'imaginer une phrase]

     

    Ou encore : candidat des Curés, M. Fillon est-il pour autant le candidat naturel des néocléricaux ?

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  •  

    La philosophie de l’éducation n’a rien de supérieur, de pédant, ni d’« intellectuel ». Et encore moins de scolaire.

     

    Philosophie de l'éducation

                                                   Sentier des lanternes, Metz décembre 2016

     

    Elle tient de la réflexion humaine profonde. Qui est notre condition commune.

    (Tous y ont droit).

    Elle ne peut se confondre avec la rhétorique scolastique, ni avec les excitations idéologiques. Elle n’est pas asservie à une appartenance de pouvoir quelconque.

    Elle est en lien et en amitié avec l’authenticité du geste éducatif.

     

    Dès lors, nous pouvons la partager.

     






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