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    Loin de s'être positionnés en Sages, entre prudence, circonspection et générosité, les ci-devant intellectuels, loin de transmettre des messages de vie, de vigueur, et d'espoir, ont renoncé à la distance critique, à l'amour des peuples, et rallié les tenants de dla débâclé démocratique.

     

    La déroute des Anciens

                        Les univers parallèles

     

    Rien d'étonnant dans cette lente démission : le processus d'abandon des idéaux, la mutation de l'avant-garde joyeuse en triste vieille garde nous est familier. Rien d'étonnant non plus de la part des vieux courtisans, quels que soient les masques. Mais la dégringolade d'anciens espoirs de la pensée et de l'action reste un crève-coeur : en termes d'éducation, quels exemples désastreux.

     

    Toujours est-il que le résultat actuel de la dissolution des repères et de l'abaissement des valeurs, du travail de démoralisation dans les domaines-clés, est concomitant du vide philosophique. On ne pressent guère chez les phraseurs de possible conversion. Les religieuses certitudes des clercs sont imprenables.

     

    Le paysage « intellectuel » est décidément plat, et, nonobstant quelques belles envolées, et de brillantes et pieuses dissertations sans effet critique ni politique, a déjà viré au ridicule.

     

     

     


  • Epitaphe d'un(e) pédagogue


  • Cher(e) lecteur (e)
     

     

    Avançons ensemble

     

    Merci de ne pas seulement visiter ce site par simple curiosité : de rebondir et de faire rebondir tout point problématique. 

     

    Ainsi en ira-t-il de tout débat. Travaillons ensemble. Amitiés.

     


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    Entendu sur Inter ce 15 01 : l'indignation des journalistes. Vs les Méchants Gilets.

     

     

    Et pourtant : la rationalité inciterait à étudier ce que sont aujourd'hui les médias d'information, quels messages ils inoculent... Quelle est leur posture quant au pouvoir.

    A défaut, on reste dans le flou : il existe pourtant des méthodes d'analyse du discours des médias, encore faut-il les mettre en œuvre. Nous y verrions plus clair.

    Pour nos lointains successeurs qui se réclament de « l'éducation à l'information », pour nos collègues universitaires soucieux d'analyses des discours...

     

    JA

     


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    Trois ou quatre, Révolution

    Qu'elle soit elliptique ; pour qu'elle ne tourne pas sur elle-même - spiralée, qu'à chaque retour de révolution, ce soit un cran au-dessus et au-delà. Emplie de sens, apte à nous porter plus loin, plus haut.

     

     

    Révolution

    Pourvu que cette révolution des consciences soit lucide, déterminée, partagée. A défaut, bien d'autres désordres qui la feront violente et douloureuse.

     

    Aux débâcles du dernier quart de siècle, opposons des recompositions indispensables. En priorité, quatre ordres ont été terriblement abîmés : le sens politique, la détermination éducative, les fondements des sciences humaines, la conception de l'être au monde.

     

    « Révolution », donc.

     

     

     

    - Démocratique. Une nécessité, aujourd'hui de maints côtés soulignée. La « subversion démocratique » - et celles des valeurs y afférant - observée en France sous le régime actuel, formidable dérive résultant d'un incroyable laisser-aller sur plusieurs décennies, aiguillonne les doutes et les désespérances d’appartenir à une collectivité confiante dans un gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

     

     

    Corollaire : la communauté. Elle n'est pas partageable. La crise tient bien sûr à la promotion des inégalités, et aussi notamment à la disjonction du discours et de l'action. Tout en haut, le beau discours. La vérité pratique ne suit pas : avidités, principe d'exclusion partout à l’œuvre, analtérités... Tout en bas, l'humble action. Cette figure religieuse du pouvoir est insupportable à l'esprit philosophique.

     

     

     

               - Éducative. Pour ceux qui croient encore que tout passe par l’éducation, la dégringolade postlibérale, gestionnaire, antiphilosophique, non seulement des services jadis publics, mais aussi de l'esprit même de ce que l’éducation peut et doit à tous, est un crève-cœur : le système de valeurs dominant (immédiateté, individualisme, communautarisme, compétition, avidité, dévotion, soumission, amour des idoles, le verrouillage par les appareils (ce qu'il en reste!) est garant des désastres à venir. Merci aux maîtres du jeu, et aux prophètes de pacotille qui nous disent la Leçon. Refuser ce diktat serait déjà un geste fécond.

     

    Les idéaux honteusement bafoués, que reste-t-il ? Perspectives d’émancipation, « éducation tout au long de la vie » etc. Seul un sursaut d'ensemble pourrait faire, à frais nouveaux, mouvement.

    Corollaire a : pédagogique. Ni les relents du néopédagogisme, ni les replis dogmatiques sectaires, ni les agitations modernistes, ne donnent quelque espoir en une quelconque régénération des grands messages historiques, comme en de nouvelles avancées : d’autant que la crise de la transmission a fait justice des avancées des années 70-80, qui n'ont pas fait de petits. A ce vide, il faut opposer une autre conception, une tout autre détermination.

    Corollaire b : « culturel » . Termes difficiles, mais enfin, il faut espérer agir en vue de sapience. Tout semble à refaire. Une autre conception que celle portée par l'idéocratie dominante existe, est possible.

     

               - Épistémologique. En sciences humaines, à la formidable régression « néopositiviste », au scientisme étroit, il s'agit d'opposer le paradigme critique : or, celui-ci a pour l'essentiel déjà eu lieu. La rupture majeure du début du siècle dernier a été suivie dès la fin des années 60 par un second réaménagement radical, lié à ce qu'on appelé la « théorie de la médiation ». Finalement, il ne s'agit pas là d'une nouveauté de la rupture, mais d'une reconnaissance de celle qui s'est déjà produite. Quoi qu'il en soit, les partitions actuelles des disciplines comme des matières scolaires sont depuis longtemps obsolètes. De la même façon, les catégories (politiques, activistes etc.) sont à revoir. A défaut, leur reconduction entretient le blocage.

     

              - Mésologique. En remontant davantage dans le temps, il s'agirait de renouer avec ce qui fut l'aventure scientifique et philosophique de la mésologie, avant que le terme ne fût supplanté par celui d'écologie (Haeckel 1866). Or, la mésologie implique une posture radicale dans la conception du rapport de l'homme à l'univers, auquel désormais il n'a plus affaire, mais dont il est partie prenante. Actualiser cette posture constituerait une avancée décisive dans le refus de l'idéologisme écologique que l'on voit aujourd'hui s'étaler à toutes les sauces, entre stratégies de l'angoisse et prophétismes opportunistes.

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    Bouleversement, renversement, chambardement : de nouvelles sérénités sont-elles possibles, et à quel prix ? A quelle hauteur de la pensée ? A coup sûr, la réhabilitation de la pensée critique – radicale, collective, attachée à la vérité pratique – passe par un effort consenti et créateur : à la dégringolade, opposons l'insurrection des dignités, la subversion des décompositions. Ce qui passe par une conversion des esprits. Y sommes-nous prêts ?

     

     

    En cela, seul en effet un effort philosophique critique et en même temps communautaire, à frais nouveaux, pourrait influer.

     

     

     

     






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